Nos pensées

Demander à un être humain s’il perçoit ses pensées revient à demander à un poisson s’il perçoit l’eau… « L’eau ? Quelle eau ? ».

Chaque jour, des millions de pensées nous traverse, tant et si bien que nous finissons par nous identifier à elles sans même nous en rendre compte.

« Mais nos pensées nous disent t’elles la vérité ? Autrement dit, notre cerveau règne t’il en maître sur notre personnalité ou est-il sous influence ? Lorsque l’on invoque la volonté, sommes-nous les seuls à décider ? » Le ventre, notre deuxième cerveau – ARTE

Entre juge, bourreau et victime (Les 4 accords toltèques – D.M RUIZ) nos pensées nous mènent la vie dure : elles déterminent ce qu’il nous semble correct ou non de faire, ce que l’on est capable ou non d’accomplir, ce que l’on est amené à subir ou à jouir dans notre quotidien.

=>Nous sommes limités par nos pensées qui ne sont pourtant qu’une illusion basée sur notre vécu. Loin d’êtres objectives, elles peuvent nous éloigner de notre potentiel et de nos aspirations profondes.

Inconsciemment, nous avons appris à saisir certaines pensées, plutôt que d’autres. Afin de nous faciliter la tâche, nous avons confié cela à notre inconscient. Nous avons mis en place certains filtre (la sécurité, le confort, la raison…) au cours de notre évolution. Ces filtres sont basés sur l’expérience passée et la projection d’un futur éventuel.

Si cet éventuel futur nous amène à ressentir du bien être (par la libération de sérotonine), alors nous la pensée est sélectionnée. Autrement, il faudra repasser.

Seulement voilà, sensation de bien-être n’équivaut pas forcément à quelque chose qui est bon pour soi. Un exemple tout simple avec l’alimentation : si quand vous pensez au cheeseburger de BurgerKing vous en avez envie, c’est que la libération de sérotonine et associé dans votre cerveau à ce Double cheese avec potatoes et sundae caramel.

=>Est-ce vraiment bon pour vous ? Non, mais à court terme on pourrait y croire.

Et voilà comment une simple hormone à décider à votre place d’aller chercher ce menu maxi best of Giant avec rustik et fanta (R.I.P Quick) et dépenser 13€ alors que vous aviez à disposition du riz, de la ratatouille fraîche du marché et un sauté de dinde qui vous aurez certainement prix moins de temps, vous aurais nourris d’avantage, aurais facilité votre digestion et blablabla…

Mais au-delà de ça, c’est notre corps lui-même qui nous à fait parvenir l’image de ce Kebab supplément fromage, nous n’avons pas choisi d’y penser.

Tout cela est bien embêtant quand on ‘’décide’’ de faire attention à notre alimentation, ou à notre budget bouffe. Ça ne nous rend pas la vie facile et ça peut nous amener à culpabiliser de ne pas y arriver, se trouver nul parce qu’on n’est pas capable de suivre une décision que l’on sait pourtant bonne, on peut même aller jusqu’à se dire que de toute façon, on a aucune volonté et que l’on ne changera pas. Tout ça n’est que des pensées, pas la vérité.

Si cela est vrai dans cet exemple, cela l’est aussi pour toute sorte d’habitude que l’on a mis en place :

-Comment je serais trop bien devant une série Netflix, je verrais plus tard pour le reste.

-Pouah, le repos me fait du bien, à pas bouger on est quand même mieux que faire du sport.

-Toi je vais te critiquer, ça va me faire du bien et oublier mes faiblesses et mes failles.

-Ce soir je ne pense à rien et je me détends, j’ai tellement de chose à faire qu’il faut que je prenne encore du recul.

-C’est vendredi soir, on se la colle ?

Si l’on se confond avec ses pensées, on devient cheeseburger, si l’on est capable de les observer sans s’y attacher et sans les juger, alors on est libre de choisir ce que l’on est.

=>On peut se servir des pensées pour éviter de se rendre la vie plus difficile qu’elle ne l’est, autant en profiter. C’est même superpuissant comme outils.

Vous ne contrôlez pas vos pensées, mais vous pouvez les choisir.

Il y à bien d’autres facteurs qui influences nos pensées quotidiennes (croyances limitantes, sources d’inspirations, alimentation, hygiène physique…) mais le propos de cet article n’est pas de tous les aborder. Nous verrons tout cela au fur et à mesure.

=>Il s’agit simplement ici de vous amener à entretenir progressivement un rapport différent avec vos pensées pour vous amener à vous en distancer.

Ce à quoi nous nous intéressons ici est que toutes ces pensées qui nous traverses toute la journée à un rythme effréné provoque dans notre tête un brouhaha qui nous empêchent d’entendre ce qui résonne au plus profond de nous, nos envies et nos aspiration personnelles, cette force qui nous pousse à agir au quotidien en sachant pourquoi on le fait.

Comment qu’on fait ?

1/ Rendez vous compte que ce qui raisonne dans votre tête n’est ni la vérité, ni ce que vous êtes et que vous n’êtes pas à l’origine de ce qui vous traverse l’esprit.

2/Accepter de prendre du temps pour écouter ce qui se passe dans votre tête. Vous ne risquez rien et de toute façon, c’est bel et bien là, autant faire connaissance.

3/Utilisez une méthode pour calmer vos pensées, les ralentir, les vider.

4/Percevez les pensées qui peuvent vous être utiles ou vous donner un sentiment de légèreté, retenez-les ou notez-les. Voyez sur une semaine l’impact que cela à sur vous (vous ne serez pas déçu je vous le garantie).

Voila, en bonus, deux méthodes simples afin de calmer vos pensées et de faire connaissance avec votre monde intérieur : Il va s’agir de porter votre attention sur autre chose (mais pas une série netflix ou de la musique qui viendrait juste recouvrir le bruit de vos pensées).

1/ Il vous faut du silence et rien pour vous déranger. Respirer par le nez de préférence, vous concentrer sur l’air frais qui entre par vos narines, puis l’air chaud qui sort par vos narines. Vous pourrez ensuite, progressivement, ressentir le trajet emprunté par l’air dans votre corps.

Lorsqu’une pensée survient (ce qui arrivera forcement !) laisser faire, ce n’est absolument pas un souci, c’est un reflex normal. Laissez passer et revenez quand vous le pouvez à votre respiration, à l’air frais qui entre et chaud qui sort de vos narines.

2/ Dites-vous « Je me demande quelle va être la prochaine pensée… » et répéter cette phrase. Cela va porter votre attention sur la question et laisser de la place à n’importe quelle réponse de se produire (cela vous place dans une posture d’ouverture).

Dites-vous « Je me demande quelle va être la prochaine pensée… » et quand une pensée vous vient, ne cherchez pas à la développer. Observez là, dites-lui ‘’bonjour’’ ou ‘’tiens tu es la toi, salut’’, puis revenez à « je me demande quelle va être la prochaine pensée », cela va calmer progressivement le rythme de vos pensées.

Quel intérêt ?

C’est bien simple, si vous ne prenez pas cela en compte, vous continuerez de vous faire guider par votre inconscient, vous ne choisirez pas ce qui vous apporter à moyen ou court terme, vous poserez les mêmes actions, avec les mêmes ressenties et les mêmes résultats.

Vous avez l’opportunité de vous approcher de ce qui vous guide vraiment, ce qui vous motive à agir au quotidien, ce qui vous donne de la force ou de vous accrocher à ce qui vous fait stagner et vous enfonce toujours plus profondément dans un rôle qui n’est pas le vôtre.

Essayez.

Libérez-vous

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novembre 23, 2018

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